Deezer

Organiser ses playlists par intensité musicale

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Deezer est une plateforme de streaming musical utilisée par des millions d'auditeurs au quotidien. Ce projet est une exploration personnelle qui propose d'organiser ses playlists par intensité musicale.

Concept réalisé en novembre 2025.

Quand les plateformes automatisent le mix, l'auditeur perd la main

Depuis des années, sur les forums de Deezer, Spotify et Apple, une même demande revient : pouvoir réorganiser une playlist selon son intensité, pour accompagner une montée en énergie comme une descente vers le sommeil. Les plateformes ont fini par s'emparer du sujet, mais toujours par l'automatisation : Apple Music a lancé AutoMix en septembre 2025 pour enchaîner les morceaux comme un DJ, et Spotify a suivi avec Smart Reorder en février 2026, qui réordonne une playlist par BPM d'un seul geste. Dans les deux cas, l'algorithme décide à la place de l'auditeur. Ce concept fait le pari inverse : rendre le tri explicite, pour que l'auditeur choisisse lui-même le sens de l'intensité selon son moment.

Un même besoin, deux usages

Derrière ce besoin, deux usages reviennent. Gérer son énergie dans une journée de travail, en passant de la concentration à la détente sans changer de playlist. Et accompagner l'effort, en montant progressivement en intensité sans s'interrompre. Dans les deux cas, l'auditeur est coincé avec un ordre qu'il n'a pas choisi.

Elle utilise la musique pour gérer son énergie dans la journée. Elle alterne entre concentration et détente mais n'a aucun moyen de passer d'une ambiance à l'autre sans créer une nouvelle playlist.

Camille

34 ans / Télétravailleuse

Il crée des playlists longues pour ses sorties mais passe 10 minutes à réordonner manuellement avant chaque séance. Il veut monter en intensité progressivement sans s'interrompre.

Lucas

28 ans / Runner

Traduire le BPM en intensité, pour le novice comme pour l'expert

Donner le contrôle à l'auditeur posait une question : jusqu'où ? Réordonner une playlist morceau par morceau suppose de comprendre ce qui fait monter ou descendre l'énergie, une notion technique que tout le monde n'a pas. Laissé seul, un utilisateur non averti casse le flow plus qu'il ne le construit. Le choix a donc été de trier la playlist entière d'un geste, selon un sens d'intensité, plutôt que de déléguer un réordonnancement manuel risqué.

Même logique pour l'affichage : le BPM et le genre sont masqués par défaut. Pour qui veut simplement une montée vers l'effort ou une descente vers le calme, ces données encombrent sans aider. Elles restent accessibles en option, pour les auditeurs qui veulent lire le détail. L'intensité devient ainsi le seul langage visible, le BPM travaille en coulisses.

Un seul point d'entrée, zéro nouveau réflexe

Avant de passer en haute-fidélité, le flux a été validé sur wireframes pour vérifier qu'il s'intègre naturellement à l'expérience existante.

L'icône BPM s'insère dans la barre d'actions existante, zéro perturbation du parcours habituel.

L'utilisateur tape sur l'icône, le panel s'ouvre. Il choisit un sens de tri pour réorganiser sa playlist par intensité, avec en option l'affichage du tempo et du genre.

Le besoin validé, un ajustement pour la suite

Restait à savoir si le concept tiendrait face à de vrais auditeurs. Quatre testeurs, deux tâches : organiser une playlist, naviguer dans les options de tri. Le parcours a tenu, tous l'accomplissent sans blocage. L'usage confirme l'intuition de départ, un besoin situationnel, partagé à parts égales entre le sport et les soirées. Une seule chose a interpellé, l'icône cœur + cardiogramme (trop discrète) la moitié des testeurs ne la repère pas du premier coup. C'est elle que la prochaine itération corrigera, avec des barres de niveau, une piste venue des testeurs eux-mêmes.

Glissez, cliquez, explorez

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